Ensuite, direction Erfoud en longeant l'erg Chebi toujours aussi surprenant : un reg tout noir d'où jaillissent des dunes orangées. Après Erfoud, on retrouve des roches et on s'engage dans la vallée du Ziz , de plus en plus encaissée au fond tapissé de palmeraies.
Vers 15h nous arrivons au camping Tissirt à Ouled Chaker qui est implanté dans la palmeraie. De là, on peut aller faire un tour à pied au milieu des palmiers au tronc noirci par un incendie il y a quelques années.
Jeudi 29 janvier
Ce matin, un peu de ménage avant de se diriger à 10h, au sud de Merzouga, au musée du 4x4.
Un collectionneur privé présente une évolution des 4x4 à travers les âges. Certains modèles sont étonnants et uniques.
En milieu d'après-midi, nous arrivons près de Merzouga et allons au camping rustique "Océan des Dunes" (rustique car installations qui datent, mais tout est propre et l'eau chaude) où nous sommes très bien accueillis. On aime bien, il est situé à 2 pas de l'erg Chebi. En face du camping, les dromadaires attendent les touristes en mangeant ; une ligne de ketara s'étire (système d'irrigation traditionnel souterrain utilisé pour capter l'eau au pied de la dune). On n'a plus qu'à s'élancer à l'assaut de la plus grande dune. Comme le soleil est voilé, on ne transpire pas trop. Défi réussi ! Au retour une douche est bienvenue : on est un peu ensablés !
Mercredi 28 janvier
Sur notre parcours, entre Tazzarine et Merzouga, nous faisons un détour pour découvrir
Gara Medouar (31.29877° N, 4.40076° W). C' est une structure calcaire érodée en forme de fer à cheval, avec des parois abruptes et une enceinte naturelle. Elle a été utilisée comme forteresse ( il en reste d'impressionnants murs). Elle servait de refuge aux caravanes et fut utilisée pour garder des esclaves. Maintenant elle sert de décor pour de nombreux films (The Mummy, The Forgiven, Spectre) et publicités. D’ailleurs, lorsqu’on arrive, une équipe est en train de démonter des décors (film japonais).
En début d'après-midi, on remonte encore plus dans le temps, à la carrière d'orthoceres(30.76371° N, 5.45731° W ). Dans ce site, accompagnés par Karim, nous découvrons ces fossiles de mollusques, les techniques d'extraction et les débouchés de ce marbre. Le problème c'est qu'il est travaillé à Erfoud, à 200 kms de là.
Après cela, par une belle piste qui passe à l'Est du Djebel Serdrar, on rejoint le camping.
Mardi 27 janvier
Aujourd'hui nous découvrons 2 sites près de Tazzarine, accompagnés par Olivier avec qui nous sommes depuis hier.
Ce matin, direction les gravures rupestres de Ait Ouazzik (30.68414° N, 5.64519° W). Après quelques kilomètres de route, on prend une piste. On suit un canyon au débouché duquel s'ouvre une vaste vallée. De-ci, de-là, des plantations de pastèque. Le site est sur une crête. Là, accompagnés par le gardien, Ahmad, nous découvrons des centaines de gravures au trait. Certaines sont mystérieuses. Le guide est précieux car les plus belles ne sont pas celles mises en évidence.
Au passage on croise une petite épreuve mécanique : le Mhamid Express.
A Tagounite, on trouve enfin de la viande, aujourd'hui c'est boeuf, pas le choix. Et en achetant le pain nos yeux tombent sur une pâtisserie que nous ne connaissons pas, c'est du Chipakiya, pâte de beignet roulée dans le miel.... quelque-chose de très diététique !
Après Zagora, direction Tazzarine et le camping camp Sedrar. Les paysages changent, les montagnes sont magnifiques. Cette région semble en plein développement agricole.
Le camp Sedrar est magnifique, toilettes super mais quantité d'eau chaude solaire limitée.
Ce soir, repas marocain : tajine légumes-viande et köftes-omelette-frites.
Lundi 26 janvier
Nuit très calme et étoilée au camping La Boussole de Mhamid. Ce matin, direction le souk. Bon, et bien les Berbères ne sont pas très matinaux! Et c'est un tout petit souk où on trouve essentiellement les fruits et légumes de saison. Le tour est vite fait. Plus loin, on s'arrête à Ouled Driss pour visiter le musée maison traditionnelle. La première impression est excellente, la kashba est en bon état, peu de maisons tombent en poussière. Comme à Icht, on circule dans des ruelles couvertes, éclairées par des puits de lumière. On trouve la Maison Traditionnelle. C est une belle bâtisse, murs travaillés, plusieurs étages et objets du passé racontant la vie dans ces campagnes.
Puis nous prenons la route pour Mhamid. Le paysage n'est pas très beau, les maisons traditionnelles partent en poussière et grosse déception les enfants sont désagréables, ils quémandent voir même ramassent un caillou... on n'a pas vu ça ailleurs !
Arrivés à Mhamid, on traverse le village pas très entretenu et on s'arrête au camping La Boussole, placé en hauteur à la limite du désert.
Zagora est devenue une ville moderne, le long de la rue principale les bâtiments sont neufs, bien entretenus. A l'entrée de la ville, un lieu attire la foule : c'est le souk. On y trouve de tout: d'abord des dattes de toutes les sortes (sèches, pâteuses, en vrac, en boîtes....) des melhfas ( grande pièce de tissu, de 4 à 5 mètres de long, que la femme enroule autour de son corps et fixe aux épaules avec des fibules), de la lessive avec du thé et de l'huile, des djellabas chaudes, des épices, des produits pour l'agriculture (plastiques, semences, sacs, outils....), de la quincaillerie, des bijoux berbères, des fruits et légumes. C'est animé, coloré, authentique.
Maroc 25 janvier
Le trajet Foum Zguid-Zagora nous fait suivre une large vallée aux étendues ni désertiques ni cultivées : un entre 2. Mais lorsqu'on approche de Zagora de grandes propriétés agricoles apparaissent : clôtures, plantations de palmiers, cultures sous tunnel, pompes alimentées par des panneaux solaires et grandes réserves d'eau.
Ce matin départ à l'aube, ce qui nous permet de voir un magnifique lever de soleil. Puis toute la journée nous alternerons paysages magnifiques et vent de sable qui cache tout. A Tata on trouve un drôle de boulanger: son pain est ressemble à une pâte à pizza et surtout il le fait cuire sur un lit de gravier. Encore une fois, nous ne trouvons pas de viande, il ne reste dans les boucheries que des os et du gras un peu défraîchi.
C'est avec joie que nous arrivons à Foum Zguid, le vent de sable reste plus au sud et là on peut profiter du soleil. On passe la nuit au camping Kaima, où l'orthographe est approximative.
Samedi 24 janvier
Hier au soir, ce qui était prévisible est arrivé, nous ne sommes pas très loin de l'Algérie et les autorités veillent sur notre sécutité. Donc nous etions merveilleusement bien installés lorsqu'à 19h, un local est venu nous trouver. Il dit être le chef du village et veut nous envoyer à l'auberge de celui-ci. Ah, non, on ne bouge pas. Il repart. A la nuit, (20h) une voiture éclairée comme un sapin de Noël arrive. Ce sont les forces auxiliaires que le chef a fait venir. Ça parlemente mais nous n'aurons pas gain de cause. Il nous faut bouger pour notre sécurité et comme on ne veut pas aller à l'auberge, on accompagne les "militaires " jusqu'à leur base. Bon, on est moins bien installé, pas de ciel étoilé et surtout des rafales de vent qui nous secouent en tous sens.
Après cela on reprend la route. Le trajet entre Icht et Tadakoust est magnifique et la route facile. A Tadakoust, on admire le village, magnifique de loin, harmonieux car tout en pisé. Malheureusement de près tout tombe en ruine !
Puis on part à la recherche des gravures rupestres. Aidés par une bergère, nous en découvrons quelques-unes (29°15.021′ N, 08°40.432′ W). Le lieu est magnifique, très calme, et ce n'est pas la place qui manque, alors on reste là ce soir.
Le vieux village qui tombe en ruine était construit pour que les habitants se protègent de la chaleur (ici en été, il peut faire 50° pendant 4 mois). Nous parcourons les sombres couloirs et arrivons devant la maison du grand père du guide. C'est une des mieux conservées. C'est une construction carrée sur 4 niveaux, avec au centre un petit patio qui fait puits de lumière, c'était un lieu de vie. Ensuite 2 étages car le grand père avait 2 femmes. Et un toit terrasse où on trouve la cuisine.
Vendredi 23 janvier
Au pied du Jbel Beni, l’oasis d’Icht est une oasis surprenante au milieu d’un environnement aride, une source coule en permanence et alimente la palmeraie (qui part à l'abandon) et l'eau est potable. Icht est connue pour son village " souterrain" où ne vivent plus que quelques familles. Les maisons en pisé qui demandent beaucoup d'entretien, disparaissent petit à petit. Nous partons à la découverte de ce lieu avec le guide Abdellah.
Puis direction Icht où on arrive en début d'après-midi. On s'installe au camping Amerdoul, très joli, très propre. Un moment après, Jean, Marie-Christine et Bernard arrivent. Eux ils suivent le RB 40 de vibraction... ils sont un peu secoués par la piste.
Le soir repas au camping, pour nous couscous et eux tajine. Une bonne occasion de discuter. (80drh le camping, 150drh le couscous pour 2).
Jeudi 22 janvier
Partis au lever du jour (8h30), nous roulons sous un ciel très bas jusqu'à Assa. On devine le relief qui a des formes surprenantes.
Après les montagnes, voici la grande plaine qui précède Assa.
Dans cette ville on veut faire les courses : c'est un peu la misère. Au marché, tout est fermé. Les 2 ou 3 bouchers ont de la viande minable. On trouvera quand même un marchand de fruits et légumes bien achalandé (mais à 9h30, il ouvre juste). Le petit épicier a le sourire, mais doit utiliser sa calculette pour rendre la monnaie.