La légende dit que le sultan Moulay Ismael,  en 1710, la fit construire pour sa favorite. Il s'en servait pour entreposer les impôts prélevés sur les paysans. Et cela devait rapporter car les restes des entrepôts souterrains sont vastes. On peut voir les ruines du logis seigneurial : un mur, des inscriptions, un morceau de sol. Seule la mosquée est en bon état. Tout autour le paysage est magnifique : petits villages, champs, méandres de l'oued Oum Rbia.
Après cela, direction la côte.  Finit la grande culture, on retrouve des champs entourés de murets, très peu de tracteurs, mais beaucoup de journaliers, travail de la terre à la main ou avec un cheval.  Les troupeaux de moutons paissent le long de la route.
Arrivés sur la côte, la pluie nous rattrape, la route est défoncée, les champs inondés.  On assure la sécurité, on s'arrête à l'aire de camping-car de Oualidia.
Mardi 13 janvier
 
Ce matin, en direction de Marrakech (jusqu'à Setta) nous traversons des zones de grandes cultures, on se croirait presque dans La Bauce!
Le paysage change quelques kilomètres avant Boulaouane. L'oued et les précipitations ont profondément entaillé le plateau.
Au carrefour de Boulaouane,  c'est le souk. Tous les paysans des alentours rejoignent ce lieu : charrettes tirées par des ânes ou des chevaux (notons que des femmes les conduisent), burnous, parking à charrettes. Nous empruntons une petite route, qui se transforme en piste, sinue entre les maisons... avant de rejoindre une presque route (que le GPS ne connaissait pas!).
Et là nous arrivons face à la Kashba de Boulaouane (32.85672° N, 8.02011° W).  Vaste bâtiment à l'enceinte intacte ce qui le rend imposant.
Plus loin, on arrive dans les rues du souk. Marché à ciel ouvert : fruits, légumes, viande, poulets, produits secs (on pense aux amoureux du vrac), le tout sans ordre créant une mosaïque colorée.  Des petits auvents en bois protègent les marchands. Plus loin, on peut regarnir sa garde robe. On a trouvé cette ville très agréable.  Par contre, pour rejoindre l'autoroute ce n'est pas une partie de plaisir car on passe dans les quartiers chics de Rabat.
En milieu d'après-midi on se pose au camping Mimosa à Mohameddia. Jolis emplacements et très bonnes douches. Ce soir on mangera huîtres et poissons : un vendeur nous les propose à domicile.  Comme je ne veux pas de poisson car cela va enfumer le véhicule, il propose de me l'apporter grillé... quoi de mieux !
Lundi 12 janvier
Temps superbe, grand ciel bleu et température printanière. Ce matin, entre Larache et Kenitra, on longe une zone de cultures intensives : serres et tunnels recouvrent le sol : on dirait de la neige dans le ciel brumeux.
10h30, nous voici à Salé,  garés près d'une mosquée moderne à 2 pas de la muraille qui entoure la ville. Les rues et ruelles sont bien entretenues, les portes ouvragées très nombreuses. Nous arrivons à l'ancienne Médersa. Waouh, c'est un petit bijou avec ses sculptures, moulures, arches, zelliges...
Elle fut construite entre 1333 et 1342 ap. J.-C. par le sultan Abu al-Hassan, à un carrefour du savoir et de l'éducation, à quelques mètres de la grande mosquée almohade. On y enseignait la théologie, la médecine, la philosophie, l'astronomie... Elle offrait des pensions et des logements aux étudiants, comme en témoignent les chambres des premier et deuxième étages.
La médersa fut ouverte aux étudiants jusqu'en 1927.
Puis direction la ville de Larache. Autour du port, il y a beaucoup d'activités : restaurants faisant griller du poisson, étalages de poissons. Avant d'aller s'en procurer,  on fait un tour en ville. Elle est étagée sur la colline : habitat resserré,  murs bleus, petites échoppes de produits nécessaires (cordonnier, couturier, primeurs, fleuriste, épicier... ) rien pour les touristes. Tout ceci, bien qu'entretenu, semble un peu délabré... mais les gens ont le sourire. En haut des ce quartier, une porte débouche sur la belle place de la Libération.
Sur le bord de mer, de nombreux marocains profitent de leur dimanche. Et nous? Et bien nous avons trouvé un parking à camping-cars. On est garés au milieu des autres pour 5€. 
Dimanche 11 janvier
Ce matin direction le port, il faut y être à 7h pour un départ à 8h. Bon, on va dire qu'au port c'était un joyeux b......el, des camions manoeuvrant au milieu des camping-cars qui embarquent, et énormément de ces gros blancs partis pour minimum 3 mois avec remorque, moto..... Conclusion,  on est parti à 10h. A Tanger med, scanner,  chien renifleur, une seule personne pour les enregistrements donc le voyage commence à  12h.
Tout de suite la campagne est bien verte, les prés inondés au moins jusqu'à Asilah.
 
Notre objectif du jour : Larache. On s'arrête au site archéologique de Lixus. Cité qui fut fondée par les phéniciens et resta active jusqu'aux Romains. Elle était idéalement située au dessus des méandres du fleuve Louxos. On y a retrouvé des vestiges d'activité liée au poisson (salaison, fabrication d'une sauce, le garum). De nombreux bassins subsistent.  Sous le soleil, la promenade est agréable et les vestiges intéressants. Sur le site on découvre une plante qui nous était inconnue : le Capuchon de moine.
Vendredi 9 janvier
Les roues nous démangeaient, une grosse envie de dépaysement nous taraudait, alors profitant d'une fenêtre dans le calendrier nous nous élançons sur les routes. Direction le Maroc, en espérant y trouver des températures clémentes. Cette première étape a des allures de marathon: départ 7h  du matin sous la neige, gros bouchon en Espagne à Figueras provoqué par des agriculteurs en colère contre le Mercosur (Ici aussi) pour une arrivée à 19h à  L'Aldea (près du delta de l'Ebre soit 650 kms. Entre temps,  un voyant moteur s'allume ( sans nous mettre en mode dégradé), un petit passage de la valise a effacé tout ça.
 

Samedi 10 janvier
Deuxième journée de route. De la Aldea à  Algeciras, 940kms que l'on a parcouru en 10h.
Le trajet a été agréable : peu de circulation,  un beau soleil, des paysages variés.
La surprise ce fut la Sierra Nevada enneigée,  on aurait dit une grosse meringue !
A 18h30, nous arrivons chez Guturriez (Viajes Normandie) à Las Palmones, près d'Algeciras où nous achetons le billet de bateau : le prix ne varie pas: 250€ l'aller retour.  Voilà nous sommes prêts,  passage au Maroc demain matin.
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