A Thigmert,  on va au camping l'oasis, au programme lessive (il y a une machine) et promenade dans la palmeraie.  Cette fois on part à l'Est. Les palmiers sont un peu plus beaux que de l'autre côté.  On passe devant plusieurs Kasbahs en ruine qui retournent à l'état de poussière.  Aucune n'est entretenue... c'est la fin de cette architecture en terre crue.
Mercredi 21 janvier
Matinée de route. Entre Tan Tan et Guelmin,  le désert est de plus en plus "cultivé": un coup de déchaumeuse qui coupe la croute, quelques graines... et si Dieu veut (et la pluie tombe) le sol verdit. Comme cette année il pleut beaucoup,  c'est parfait.
A Tan-Tan, passage du véhicule au lavage, il en avait bien besoin!
 
Et puis au bout de 100kms,  on croise une route qui rejoint la côte près de la lagune de Naila.  Alors changement de direction, en route pour la côte.
Nous arrivons avant midi. C'est toujours aussi beau!
En début d'après-midi, nous partons à pied pour un grand tour dans les dunes, soleil et vent au programme. De nombreux oiseaux fréquentent ce bord de mer, mais moins que les plastiques! Heureusement,  les dunes sont magnifiques, façonnées par le vent. On grimpe sur la plus haute.... qui est encore dominée par de nombreuses autres. Fin d'après-midi tranquille au soleil.
Lagune de Naila : 28°01.643′ N, 12°14.346′ W
Mardi 20 janvier
 
Dormir au pied d'une mosquée,  c'est l'assurance de ne pas faire la grasse matinée : à 7h15, premier appel à la prière.
Dès que le jour est levé,  on reprend la route. On voulait aller à  Zag, mais après renseignements pris, la route qui existe sur la carte est en fait une mauvaise piste, avec à 3 endroits des militaires qui interdisent le passage. De toute façon,  pour moi c'est sans piste, donc direction TanTan. C'est toujours plat! Pendant quelques kilomètres,  le désert est travaillé: des milliers de trous ont été creusés,  on y aperçoit une petite branche.... tentative pour recréer une forêt ? Encore un mystère non élucidé.
A 100kms de Esmara, quelques acacias et calotropis (pommier de Sodome) poussent. Puis voici enfin des reliefs tabulaires. Le vent de sable nous gêne pour voir les gravures rupestres avant la ville. Alors ce soir nous bivouaquerons au pied de la mosquée toute neuve de Esmara, un peu abrités du vent... en espérant que le muezzin fasse dans la sobriété.
Lundi 19 janvier
 
Direction Esmara.
Pour sortir de Layoune, c'est interminable.  La ville s'étend vers l'est, des quartiers sont finis et sur d'autres terrains les logettes attendent les maisons.  C'est impressionnant.... qui va habiter là ?
Puis c'est un désert plat et sans attrait jusqu'à la bifurcation : à droite Boukara (point de départ du convoyeur de phosphate) et à  gauche Esmara. Dans cette direction, le désert devient plus sableux... et comme le vent souffle fort, par moment la route disparait. Ici, pas de radars ni de policiers mais on ralentit quand même au passage des radiers (route submersible) car le goudron qui n'est pas plat est piègeux.
Puis on achète du poisson.  Après direction le souk moderne,  un peu à l'extérieur de la ville. Petit arrêt grillades (excellentes), avant de parcourir les allées de cette vaste halle.  On y trouve de tout: fruits et légumes avec des marchands qui s'égosillent, vêtements posés au sol, vaisselle,  plastique, pâtes et légumes secs en vrac.
Dernière étape de la journée : Foum el Oued, où nous nous garons un peu abrités du vent par des murs. Devant nous une plage qui s'étend à l'infini. Petit repas en commun, demain on reprend notre route. 
Dimanche 18 janvier
Journée Layoune avec Christine et Dominique.
Ce matin découverte de la cathédrale espagnole.  Extérieurement elle ressemble à une mosquée (sauf qu'il y a une croix dessus). L'intérieur est très sobre, une peinture murale du Christ occupe le Chœur.  On ne peut y pénétrer que pendant les offices. Celui de ce matin est en.... peut-être Wolof car les fidèles sont tous noirs (oh pardon, de couleur ébène).
Samedi 17 janvier
Aujourd'hui nous démarrons à 7h30, direction Layoune pour rejoindre Christine et Dominique. Il fait encore nuit lorsque nous nous arrêtons au souk de Guelmin. Nous achetons dans la pénombre quelques fruits. Le trajet se passe sur une magnifique 2 fois 2 voies. Le paysage est de plus en plus désertique. A midi, on s'arrête près de salines, au sud de la lagune de Naila. Encore un lieu où les ouvriers vivent dans des barraquements faits de plastique.
Près de Tarfaya un énorme parc éolien est en pleine production.
40 kms avant Layoune,  nous prenons une piste qui nous conduit à un ancien camping, c'est là que nous retrouvons Christine et Dominique. Notre ami n'a pas encore retrouvé sa forme,  mais c'est en bonne voie.
On part dans le village à pied. La palmeraie n'est plus active, les palmiers reviennent à l'état sauvage, les murs en terre s'écroulent et les canaux n'ont plus d'eau. Par contre les campings se multiplient.
On visite la casbah musée : les objets sont bien poussiéreux mais les explications de Aziz nous éclairent sur leur utilisation. Petit clin d'œil,  le Dakar est passé une fois ici et a laissé de nombreux objets qui se retrouvent au musée : jerricans mais aussi paniers et semelles en pneu, barbecue-jante.
Vendredi 16 janvier
Ce matin, on longe la côte de Aglou à Sidi Ifni. Villégiatures de vacances qui poussent comme des champignons et terres arides alternent, avec parfois une vue sur l'océan déchaîné et un ciel si bas qu'on ne sait où s'arrête l'eau.
A Sidi Ifni, comme c'est vendredi,  le souk est réduit au minimum.  On peut quand même acheter une bonne tranche de courbine qui s'avèrera délicieuse une fois passée au grill.
Puis on franchit des montagnettes, la route sinue bordée par de maigres champs : un peu de blé, des figuiers de barbarie…
C'est l'arrivée à  Guelmin puis à l'oasis de Tighmert au camping l'oasis, chez Hassan. L'ambiance est toujours bon enfant et les emplacements corrects.
Jeudi 15 janvier
Ce matin, petit déjeuner sur la terrasse ensoleillée puis nous reprenons la route. On avait tellement de choses à se dire qu'il est plus de 10h30. On continue toujours plein sud. Journée de route pas très agréable beaucoup de lignes blanches et la traversée d'Agadir, un enfer. Par contre belle pause à midi sur un plateau en bord d'océan (30.76138° N, 9.82931° W). Là, des pêcheurs ont construit des petites habitations en bord de falaise. Le sable est doux sous les pieds, le soleil chauffe. La zone sert de lieu récréatif, des quads et des dromadaires attendent le touriste... heureusement pour nous, il n'y en a pas !
Une fois passé Agadir, nous n'avons qu'une hâte : se retrouver au calme. C'est chose faite au camping Bakanou ( 30.17630° N, 9.59935° W). On profite des derniers rayons de soleil  jusqu'à 18h.
Mercredi 14 janvier
On continue direction sud. Pour varier les trajets, on ne suit pas la côte,  on rejoint l'autoroute puis la N1 direction Essaouira. Cet arrière-pays est très beau avec cette campagne bien travaillée, ces villages regroupés autour des mosquées.  Sur la N1, changement de rythme. Dès que le trajet devient sinueux, les lignes blanches se multiplient ainsi que le nombre de camions... donc la vitesse chute. On traverse plusieurs bourgs où le souk se passe dans la rue. Le produit de saison ? Les mandarines, pas calibrées mais délicieuses. Dans ces centres, tout se passe le long et dans la rue principale, les voitures et camions traversent les étalages (fruits, légumes, pain, viande, mécaniciens,  marchands de grains et paille).
On évite Essaouira (les véhicules de voyage sont interdits dans le périmètre urbain, relégués aux abords de la ville sans vraiment de lieu dédié). Vers 16h, on arrive chez nos amis Gilbert et Evelyne qui ont fait construire une maison à Sidi Kouaki. Belle soirée amicale.
La légende dit que le sultan Moulay Ismael,  en 1710, la fit construire pour sa favorite. Il s'en servait pour entreposer les impôts prélevés sur les paysans. Et cela devait rapporter car les restes des entrepôts souterrains sont vastes. On peut voir les ruines du logis seigneurial : un mur, des inscriptions, un morceau de sol. Seule la mosquée est en bon état. Tout autour le paysage est magnifique : petits villages, champs, méandres de l'oued Oum Rbia.
Après cela, direction la côte.  Finit la grande culture, on retrouve des champs entourés de murets, très peu de tracteurs, mais beaucoup de journaliers, travail de la terre à la main ou avec un cheval.  Les troupeaux de moutons paissent le long de la route.
Arrivés sur la côte, la pluie nous rattrape, la route est défoncée, les champs inondés.  On assure la sécurité, on s'arrête à l'aire de camping-car de Oualidia.
Mardi 13 janvier
 
Ce matin, en direction de Marrakech (jusqu'à Setta) nous traversons des zones de grandes cultures, on se croirait presque dans La Bauce!
Le paysage change quelques kilomètres avant Boulaouane. L'oued et les précipitations ont profondément entaillé le plateau.
Au carrefour de Boulaouane,  c'est le souk. Tous les paysans des alentours rejoignent ce lieu : charrettes tirées par des ânes ou des chevaux (notons que des femmes les conduisent), burnous, parking à charrettes. Nous empruntons une petite route, qui se transforme en piste, sinue entre les maisons... avant de rejoindre une presque route (que le GPS ne connaissait pas!).
Et là nous arrivons face à la Kashba de Boulaouane (32.85672° N, 8.02011° W).  Vaste bâtiment à l'enceinte intacte ce qui le rend imposant.
Plus loin, on arrive dans les rues du souk. Marché à ciel ouvert : fruits, légumes, viande, poulets, produits secs (on pense aux amoureux du vrac), le tout sans ordre créant une mosaïque colorée.  Des petits auvents en bois protègent les marchands. Plus loin, on peut regarnir sa garde robe. On a trouvé cette ville très agréable.  Par contre, pour rejoindre l'autoroute ce n'est pas une partie de plaisir car on passe dans les quartiers chics de Rabat.
En milieu d'après-midi on se pose au camping Mimosa à Mohameddia. Jolis emplacements et très bonnes douches. Ce soir on mangera huîtres et poissons : un vendeur nous les propose à domicile.  Comme je ne veux pas de poisson car cela va enfumer le véhicule, il propose de me l'apporter grillé... quoi de mieux !
Lundi 12 janvier
Temps superbe, grand ciel bleu et température printanière. Ce matin, entre Larache et Kenitra, on longe une zone de cultures intensives : serres et tunnels recouvrent le sol : on dirait de la neige dans le ciel brumeux.
10h30, nous voici à Salé,  garés près d'une mosquée moderne à 2 pas de la muraille qui entoure la ville. Les rues et ruelles sont bien entretenues, les portes ouvragées très nombreuses. Nous arrivons à l'ancienne Médersa. Waouh, c'est un petit bijou avec ses sculptures, moulures, arches, zelliges...
Elle fut construite entre 1333 et 1342 ap. J.-C. par le sultan Abu al-Hassan, à un carrefour du savoir et de l'éducation, à quelques mètres de la grande mosquée almohade. On y enseignait la théologie, la médecine, la philosophie, l'astronomie... Elle offrait des pensions et des logements aux étudiants, comme en témoignent les chambres des premier et deuxième étages.
La médersa fut ouverte aux étudiants jusqu'en 1927.
Puis direction la ville de Larache. Autour du port, il y a beaucoup d'activités : restaurants faisant griller du poisson, étalages de poissons. Avant d'aller s'en procurer,  on fait un tour en ville. Elle est étagée sur la colline : habitat resserré,  murs bleus, petites échoppes de produits nécessaires (cordonnier, couturier, primeurs, fleuriste, épicier... ) rien pour les touristes. Tout ceci, bien qu'entretenu, semble un peu délabré... mais les gens ont le sourire. En haut des ce quartier, une porte débouche sur la belle place de la Libération.
Sur le bord de mer, de nombreux marocains profitent de leur dimanche. Et nous? Et bien nous avons trouvé un parking à camping-cars. On est garés au milieu des autres pour 5€. 
Dimanche 11 janvier
Ce matin direction le port, il faut y être à 7h pour un départ à 8h. Bon, on va dire qu'au port c'était un joyeux b......el, des camions manoeuvrant au milieu des camping-cars qui embarquent, et énormément de ces gros blancs partis pour minimum 3 mois avec remorque, moto..... Conclusion,  on est parti à 10h. A Tanger med, scanner,  chien renifleur, une seule personne pour les enregistrements donc le voyage commence à  12h.
Tout de suite la campagne est bien verte, les prés inondés au moins jusqu'à Asilah.
 
Notre objectif du jour : Larache. On s'arrête au site archéologique de Lixus. Cité qui fut fondée par les phéniciens et resta active jusqu'aux Romains. Elle était idéalement située au dessus des méandres du fleuve Louxos. On y a retrouvé des vestiges d'activité liée au poisson (salaison, fabrication d'une sauce, le garum). De nombreux bassins subsistent.  Sous le soleil, la promenade est agréable et les vestiges intéressants. Sur le site on découvre une plante qui nous était inconnue : le Capuchon de moine.
Vendredi 9 janvier
Les roues nous démangeaient, une grosse envie de dépaysement nous taraudait, alors profitant d'une fenêtre dans le calendrier nous nous élançons sur les routes. Direction le Maroc, en espérant y trouver des températures clémentes. Cette première étape a des allures de marathon: départ 7h  du matin sous la neige, gros bouchon en Espagne à Figueras provoqué par des agriculteurs en colère contre le Mercosur (Ici aussi) pour une arrivée à 19h à  L'Aldea (près du delta de l'Ebre soit 650 kms. Entre temps,  un voyant moteur s'allume ( sans nous mettre en mode dégradé), un petit passage de la valise a effacé tout ça.
 

Samedi 10 janvier
Deuxième journée de route. De la Aldea à  Algeciras, 940kms que l'on a parcouru en 10h.
Le trajet a été agréable : peu de circulation,  un beau soleil, des paysages variés.
La surprise ce fut la Sierra Nevada enneigée,  on aurait dit une grosse meringue !
A 18h30, nous arrivons chez Guturriez (Viajes Normandie) à Las Palmones, près d'Algeciras où nous achetons le billet de bateau : le prix ne varie pas: 250€ l'aller retour.  Voilà nous sommes prêts,  passage au Maroc demain matin.
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